L’ABÉCÉDAIRE des PROPOS CONTRADICTOIRES de NICOLAS SARKOZY

Posté le Lundi 20 février 2012

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psmoret @ 16:05
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A Marseille, entre Nicolas, Carla, Serge Dassault et les donateurs du Premier cercle

Posté le Lundi 20 février 2012

19 FÉVRIER 2012 | PAR MATHILDE MATHIEU ET MICHAËL HAJDENBERG (source mediapart)

Heureusement que Carla Bruni assistait au premier meeting politique de sa vie : elle aurait sinon été déçue. Dimanche, au parc Chanot de Marseille, le candidat Sarkozy n’a pas seulement peiné à renouveler ses idées. La mise en scène, également, évoquait plus la continuité que la rupture : pas de surprise, pas d’innovations.Après le show de François Hollande au Bourget, Nicolas Sarkozy a presque paru « normal ». Volontairement ?
Cette sobriété, le trésorier de Nicolas Sarkozy, la théorise : alors que la loi autorise les candidats de second tour à débourser jusqu’à 22 millions d’euros, Philippe Briand assure à Mediapart que son champion n’ira pas au plafond. «On est parti pour dépenser 18 millions, explique le grand argentier, en poste depuis trois jours.Nicolas nous a demandé de faire une campagne économique.» 18 millions, ce serait 3,5 millions d’euros de moins que les frais déclarés en 2007 par Eric Woerth, son prédécesseur. En termes d’affichage, rien de tel pour convaincre que le chef de l’Etat a tourné la page du « bling-bling » et intégré la rigueur. Mais Nicolas Sarkozy tiendra-t-il ?

Philippe Briand, député UMP et questeur à l’Assemblée, qui compare pour rigoler son rôle à celui de «Francis Blanche dans Les Tontons flingueurs» (c’est-à-dire au notaire véreux d’un gangster), répond du tac au tac : «On va faire moins de rassemblements qu’en 2007, et davantage régionaux. Et puis on va mettre le candidat dans le train !»
Pas tous les jours, non plus. Car Philippe Briand confirme qu’il va signer un contrat avec un avionneur «pour 20 à 30 heures de vol, à des tarifs qui varient de 5.000 à 10.000 euros de l’heure, selon le type d’appareil». Dassault a-t-il décroché la timbale ? «A ma connaissance, ce n’est pas signé, confie le trésorier. Mais j’ai lancé une consultation et je ne serai pas étonné qu’il soit retenu. C’est le seul fabricant français d’avions à réaction, or je ne vois pas Nicolas prendre un truc à hélice !»
Dans la salle, dimanche, Serge Dassault avait sa place au troisième rang, collée au siège réservé à Thierry Herzog, l’avocat personnel du président de la République. L’industriel et sénateur UMP, également propriétaire du Figaro, s’y est installé très en avance, pour ne pas rater une miette. Mediapart en a profité pour l’interpeller : «Il paraît que le candidat va voler dans vos avions ?» Sur la défensive, Serge Dassault esquive : «Non, c’est interdit.» On insiste : «Non, mais avec un contrat….» «Non, c’est interdit.» Va-t-il aider financièrement Nicolas Sarkozy, signer un chèque pour la campagne ? «Je n’aide aucun candidat.» Serge Dassault prend mille précautions pour ne pas mettre Nicolas Sarkozy dans l’embarras.

Au moins les organisateurs avaient-ils pris soin de le placer parmi les parlementaires, et non parmi la poignée d’adhérents du Premier cercle, l’association des gros donateurs de l’UMP (plus de 3.500 euros par an), jadis gérée par Eric Woerth et réactivée pour 2012. Eux étaient bien aux premières loges, mais un peu excentrés. Gênée qu’on les ait repérés dans un « carré », une organisatrice du meeting nous a juré : «Non, non, ils n’ont pas de sièges réservés, ils sont dispersés dans la salle.» Un mail leur avait en tout cas été adressé dès le 13 février pour les inviter à «la grande réunion de soutien au président de la République», avec promesses de«facilités d’accès».

L’UMP a tout fait pour mettre en scène la ferveur lors de cette «grande réunion», assurant que le standard de l’UMP avait explosé dans les jours précédant la réunion publique. En réalité, les militants étaient visiblement moins nombreux que les 15.000 présents annoncés par Jean-François Copé à la tribune. Et encore moins que les 20.000 supporters comptabilisés par le quotidien La Provence en 2007, lors du dernier meeting avant le premier tour, organisé dans la même salle. Si un écran géant a été installé dehors pour donner l’impression d’une salle débordant de monde, l’impression à l’intérieur était qu’on aurait pu se serrer.

Quelques voix supplémentaires dans le Palais des événements n’auraient pourtant pas été de trop. Les ministres, eux, sont venus en nombre pour un meeting pourtant présenté comme «régional» : François Fillon, Alain Juppé, Xavier Bertrand, Nadine Morano, etc. Absent, en revanche : leur collègue de l’Agriculture, Bruno Le Maire, l’homme que l’Elysée et l’UMP avaient dans un premier temps désigné pour rédiger le projet. De lui, comme de ses idées, pas une trace. Nicolas Sarkozy, à l’image de 2007, va en réalité s’appuyer sur un petit groupe de proches.

Dimanche, 15 minutes avant l’arrivée de Nicolas Sarkozy, on les a vus quelques secondes réunis, quatre hommes en conciliabule au pied de la scène : Jean-Michel Goudard, le publicitaire, déjà au service de la précédente présidentielle ; Franck Louvrier, survivant de 2007, chargé de communication du Président à l’Elysée depuis cinq ans, officiellement basculé à mi-temps au QG ; Guillaume Lambert, chef de cabinet de Nicolas Sarkozy jusqu’à vendredi, désormais son directeur de sa campagne. A ses trois-là, qui se connaissent par cœur, s’ajoute l’homme à l’oreillette : Jérôme Lavrilleux, directeur de cabinet de Jean-François Copé à l’UMP, chargé de la logistique. La nouvelle “firme” ?

Le seul qui ait eu l’honneur de faire son apparition dans le hall en même temps que le Président, collé à ses pas, c’est toutefois Henri Guaino, sa plume. Quant au fidèle Brice Hortefeux, il était installé au côté de la porte-parole du candidat, Nathalie Kosciusko-Morizet, comme son double officieux. La foule, armée de drapeaux tricolores et de t-shirts de soutien pour les plus jeunes, a suivi le discours sans grande ferveur, même si Nicolas Sarkozy a été ovationné quand il a ciblé les contradictions du Parti socialiste, pointé les risques de l’immigration, cité le nom de François Fillon.
Pas de grandes envolées ni de longues improvisations : le président-candidat est resté la plupart du temps les yeux rivés sur son discours. Faute d’avoir choisi, comme Barack Obama et comme on aurait pu s’y attendre, un pupitre à vitres en plexiglas sur lequel défile le discours sans que le public s’en aperçoive. Beaucoup plus court qu’annoncé, il a zappé toute la dernière partie de son texte écrit.

Parce que la France était au centre du discours, s’agissait-il d’éviter un show à l’américaine ? Carla Bruni n’est pas montée sur scène. Elle s’est seulement placée dans les pas du candidat quand celui-ci a traversé la foule pour sortir de la salle, serrant des mains à droite à gauche. Sans déclencher d’hystérie particulière. Même si les quatre écrans géants pouvaient laisser penser le contraire.

Car pendant que six caméras filmaient le meeting, une septième, la polecam, remplissait un rôle spécifique.«Cette canne à pêche en carbone de six mètres de long survole la salle avec un traveling qui donne un effet de foule», explique un technicien. Un effet seulement.

psmoret @ 15:41
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Délation citoyenne ?

Posté le Lundi 20 février 2012

20 Février 2012 Par anne duvivier  (source Mediapart)

Délation citoyenne ? delation1-220x300

 

Le 14 février dernier, la première convention de  « participation citoyenne » a été signée à Chagny, en Saône-et-Loire. Ce dispositif calqué sur celui de « neighbourhood Watch » (littéralement « voisins vigilants ») et directement importé des États-Unis et de Grande-Bretagne, est déjà expérimenté dans vingt-neuf départements en France.
Une circulaire du ministère de l’Intérieur du 22 juin 2011 prévoit son extension à l’ensemble du territoire, même si, jusqu’à présent, l’information n’avait pas gagné tous les échelons des services préfectoraux, en particulier bourguignons. Jeudi dernier, en Côte-d’Or, dans l’Yonne et dans la Nièvre, nos interlocuteurs, sceptiques dans un premier temps, ont dû effectuer quelques recherches, avant de confirmer, un rien embarrassés, que le projet était bien dans les tuyaux, sans que pour l’instant rien ne soit signé.

Embarras compréhensible, quand on découvre les termes dudit projet. Dans sa circulaire du 22 juin 2011, Claude Guéant explique : « Le concept vise à développer, chez chaque personne disposée à participer à sa propre sécurité dans son quartier, son lotissement ou son village, un comportement de nature à mettre en échec la délinquance. Les personnes volontaires seront donc sensibilisées en vue :

de l’accomplissement d’actes élémentaires de prévention tels que la surveillance des logements temporaires inhabités, le ramassage du courrier des vacanciers ;
d’une posture de vigilance accrue à l’égard des comportements et événements suspects (démarcheurs trop insistants…) ;
de l’acquisition du réflexe de signalement aux autorités compétentes de tout fait anormal (véhicules semblant en repérage, dégradations, incivilités…). »
Le 29 septembre suivant, réunissant les préfets, Claude Guéant revient à la charge : « Je compte sur vous pour emporter l’adhésion de nos concitoyens en les rassurant, notamment, sur les garanties administratives et judiciaires qui encadrent le déploiement de ce dispositif prometteur. »
Le 17 octobre de la même année, ouvrant le séminaire des DDSP (Directeurs départementaux de la sécurité publique) le ministre enrichit encore l’offre des prérogatives des « voisins vigilants » :
«  En termes de priorités, cette politique de présence doit bénéficier selon moi – et je vous demande d’y prêter attention – à la lutte contre tout ce qui insupporte nos concitoyens : la mendicité agressive, les sollicitations aux carrefours, la prostitution visible, les tapages  nocturnes, y compris ceux causés par les deux roues débridés. Nous réfléchissons du reste dans ces domaines à quelques instruments juridiques nouveaux. »

Concrètement, une fois l’adhésion des maires obtenue, des réunions d’information de la population sont organisées par les élus et les forces de l’ordre locales, afin de susciter l’engagement des habitants.
Il s’agit donc, pour les citoyens volontaires, de surveiller leur quartier, et de signaler à la gendarmerie ou à la police, selon les zones, tout agissement suspect entrant dans le large spectre évoqué par le ministre.
Quoi de plus évident ? « Avec nos numéros de téléphone en commun, nous échangeons nos dates de congés, les horaires des enfants à l’école et les noms des visiteurs que l’on attend. Chacun a appris à veiller sur la maison de l’autre »,témoigne déjà en 2009 cette retraitée de l’Éducation nationale, et voisine vigilante. (1)
Très sympathique en effet. Et puis discret… Mais si vous ne considérez pas toute la rue comme faisant partie intégrante de votre bande de potes à qui vous racontez votre vie, cela signifie que vous vous exposez à quelques désagréments : votre cousin immatriculé dans un département étranger peine à trouver votre maison et fait trois fois le tour du quartier avant de repérer votre portail ? Mais lui a déjà été repéré par votre voisin, comme conducteur d’un véhicule suspect, et hop ! Le voilà sommé de présenter ses papiers aux gendarmes pendant que votre poulet dominical se dessèche.
Votre grand fils étudiant qui cultive le look rappeur, sweat à capuche et sac à dos, vient vous voir et entre naturellement par la porte-fenêtre ouverte sur le jardin… Quelques minutes plus tard, vous êtes contrôlés. Avec un peu de malchance, il ne porte pas le même nom que vous étant né d’un premier mariage, et vous ne pouvez pas prouver sur le champ qu’il est votre enfant parce que non… vous n’avez pas d’acte de naissance sous la main, mais juste tous ses dessins depuis la grande section de maternelle, classés dans le grenier à côté de son carton de playmobils…

Pour Laurent Mucchielli, sociologue, directeur de recherches au CNRS (2) joint au téléphone mercredi dernier, « le dispositif a toutes chances de ne pas fonctionner et comporte un certain nombre de dérives logiques. » Peu de gens accepteront de jouer le jeu, à part peut-être les personnes les plus âgées, « ou celles animées d’une âme de petit shérif local »« La plupart du temps, estime-t-il, comme il ne se passe rien d’anormal, ces signalements vont conduire à des erreurs. Et créer des embrouilles…  Les gendarmes ont autre chose à faire que de perdre du temps avec des séries d’appels sans intérêt… »
C’est exactement ce que pensent un certain nombre de maires, comme celui d’Argenton-les-Vallées (Deux-Sèvres), Gérard Bonnin, qui répondait le 21 janvier dernier à nos confrères de la Nouvelle République : « La question a été abordée deux fois au conseil, et les sous-entendus de délation ont pesé dans la décision. Dans un territoire rural comme le nôtre, tout le monde se connaît (…) « J’ai d’excellentes relations avec les gendarmes et si j’ai des informations utiles, je les leur communique. »
Justement, côté gendarmerie officielle, on le sait, la parole est verrouillée, plus que jamais en période électorale. Le discours est donc, sans surprise, mesuré – dans tous les sens du terme – et insiste surtout sur le fait qu’il n’est pas question pour les citoyens de se substituer aux forces de l’ordre, d’organiser des rondes, et encore moins de procéder à des interpellations. Il s’agit simplement, dans des communes où les cambriolages ne sont pas si rares, de signaler par exemple des faits pouvant prévenir une tentative de vol :  « On ne peut pas mettre un gendarme devant chaque maison… »
Et pour cause… Pour le versant non officiel mais très écouté de la gendarmerie, Ronald Guillaumont, (3) gendarme aujourd’hui retraité et infatigable défenseur de l’Arme, s’insurge : « C’est ahurissant : on ne cesse de diminuer les effectifs des policiers et des gendarmes et on demande aux citoyens de faire leur boulot ; on voit bien quels petits cadors pourraient être intéressés…  Ce dispositif n’est pas bon pour la tranquillité publique. »
Et plus largement, Ronald Guillaumont dresse un tableau sombre des conséquences de ces suppressions de postes de gendarmes (et de policiers) : des communes riches qui progressivement vont créer des polices municipales, tandis que les plus pauvres auront recours à ce type de solution…
Le constat des effets désastreux de la casse de la gendarmerie est  partagé par le député du Finistère, Jean-Jacques Urvoas, en charge des questions de sécurité au Parti socialiste, qui rappelle dans son blog du 13 février dernier :« (…) comme le général Mignaux l’indiquait dans une note adressée le 28 février 2011 au ministre de l’Intérieur, la Gendarmerie compte dorénavant un effectif inférieur à celui qui était le sien en 2002 (96 795 ETPE).
Pour tous les Français, au détriment de leur besoin de sécurité, ces suppressions de postes se sont traduites par la restructuration de nombreuses unités, par des regroupements imposés au sein des « communautés de brigades », par la dissolution de détachements spécialisés et par la fermeture de 15 escadrons de gendarmerie mobile.
Ainsi sous l’action d’un Président qui n’a jamais compris sa spécificité, la gendarmerie n’a cessé de s’éloigner toujours plus de sa vocation séculaire de proximité. » (4)

Beaucoup de flou demeure autour de ce dispositif : la circulaire de Claude Guéant stipule par exemple que « police et gendarmerie devront pouvoir alerter les « voisins vigilants » de la détection d’un phénomène de délinquance visant le quartier ou le secteur considéré. »
Cela signifie donc que ces voisins zélés ne se contenteront pas d’appeler la gendarmerie ou le commissariat, mais pourraient être considérés comme des interlocuteurs officiels susceptibles de jouer le rôle d’auxiliaire de police… Existera-t-il des critères de sélection ? Lesquels ? Des évaluations ? Bénéficieront-ils du statut de « collaborateur occasionnel du service public » qui prévoit notamment la signature d’un « contrat d’engagement » et donne droit à des indemnités ? (5)
« Aidez la police nationale dans son action au service des citoyens. Confidentialité garantie. » C’est avec ce slogan que la police de l’Essonne propose en 2009 de « transmettre ses renseignements à police-ddsp91@interieur.gouv.fr ».Jean-Claude Borel-Garin, directeur départemental de la sécurité publique, à l’origine du dispositif qu’il avait déjà instauré dans l’Isère, provoque une belle polémique. Cet appel à la dénonciation publique estime alors Jean-Claude Delage, secrétaire général du syndicat Alliance, relève« d’une police d’une autre époque » !
Mais le 12 mars de la même année, à Montreuil, un jeune homme est lynché en pleine rue par des citoyens qui l’ont pris pour un violeur pédophile, après diffusion d’un portrait-robot…
Plus récemment, en Angleterre, on se souvient qu’en août 2011, après des émeutes qui ont touché plusieurs villes du pays, les autorités appellent clairement à dénoncer ceux qu’on appelle les « rats à capuche », non identifiés par les caméras de surveillance.
En Allemagne, la chaîne de service public ZDF diffuse l’émission hebdomadaire Aktenzeichen XY ungelöst(« dossier XY non résolu ») qui n’est rien d’autre qu’une série d’incitations à dénonciation auprès des téléspectateurs – avec prime à la clé en cas d’élucidation – pour des affaires criminelles non résolues. Succès jamais démenti depuis quelque quarante-cinq ans… L’émission dispose même de sa page Facebook.
Bref. On imagine sans peine toutes les dérives auxquelles ce type de dispositif, appuyé sur le discours hypersécuritaire qui va empoisonner notre campagne électorale, peut conduire.
Déjà, nombre de communes des Alpes Maritimes arborent sur leurs panneaux d’entrée d’agglomération, comme sur les boîtes aux lettres de leurs habitants, l’œil stylisé grand ouvert qui symbolise les voisins vigilants et rappelle fâcheusement le fameux « Big Brother is watching you ».

« En plus de compléter efficacement les dispositifs opérationnels de lutte contre les cambriolages, ce dispositif permet de consolider le sentiment de sécurité de nos concitoyens et de renouveler un lien social de quartier affaibli ces dernières années » affirmait sans rire Claude Guéant aux préfets lors de leur rencontre du 29 septembre 2011. « Réaffirmer le lien social » ?

Si telle était vraiment la préoccupation du ministre de l’Intérieur pour l’inquiétante « civilisation supérieure » qu’il est en train de nous bâtir, nous pourrions lui présenter tout un tas de propositions bien différentes, qui existent déjà : maisons de quartier, réseaux d’échange de savoir, économie solidaire, fêtes de voisins aussi. C’est bien ça la fête… On trouve toujours une occasion. À la faveur d’un changement de gouvernement pourquoi pas…

psmoret @ 15:27
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Le quinquennat de Nicolas Sarkozy en 5 chiffres

Posté le Jeudi 16 février 2012

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Nicolas Sarkozy, candidat à sa succession, va devoir défendre son bilan. Le chef de l’Etat a souvent fait l’apologie de la politique du résultat, Terra Nova l’a pris au mot.

Le think tank, proche du Parti socialiste, a dressé la liste des principaux chiffres de son quinquennat.

Bien évidemment, la crise est en partie responsable de ces contre-performances. Mais leur comparaison aux déclarations de Nicolas Sarkozy en 2007 offre un contraste saisissant.

Je vous ai promis le plein emploi, je vais me battre pour le plein emploi ». Place de la Concorde, 6 mai 2007.

  • Résultat : 1 million de chômeurs supplémentaires

Selon Terra Nova, « le chef de l’Etat restera le recordman de la hausse la plus brutale du taux de chômage depuis trente ans ». A 8,1% en 2007, son taux devrait être autour de 10% cette année, selon les dernières prévisions de l’Insee.

La baisse des moyens consacrés à la lutte contre le chômage s’est accélérée depuis 2008 (-10,5% entre 2010 et 2011 et -11,3% entre 2011 et 2012), pointe Terra Nova. Le think tank estime que certaines mesures, comme la défiscalisation des heures supplémentaires ont eu des effets néfastes sur l’emploi en période de crise.

Je m’engage à ramener la dette en dessous des 60% du PIB d’ici 2012″. Entretien au Parisien, mars 2007.

  • Résultat : 600 milliards d’euros de dette publique

Depuis 2007, la dette publique a explosé de plus de 600 milliards d’euros, passant de 64% à plus de 85% du PIB, affirme Terra Nova. « Le déficit public a de son côté augmenté de 49,5 milliards d’euros, de 2,3% à 5,4% du PIB ». Cette année, la dette publique devrait atteindre 89,1% du PIB, et 89,3% en 2013, selon les dernières prévisions du ministère des Finances.

« La crise est loin d’être la seule responsable de ce dérapage budgétaire », rappelle Terra Nova, qui cite un rapport de la Cour des comptes de 2010. En effet, les Sages ont montré qu’un tiers seulement de ce déficit (de 7,1% en 2010) était imputable à la récession économique. Que 4,4 points de déficit étaient structurels, héritages des gouvernements passés, de gauche comme de droite. Et que la politique de Nicolas Sarkozy a contribué pour 0,7 points au déficit (référence 2010).

Je n’augmenterai pas les impôts, mais au contraire ferai tout pour les baisser ». Programme présidentiel de 2007.

  • Résultat : 75 milliards d’euros de cadeaux fiscaux

« A 43,4% il y a cinq ans, le taux de prélèvements obligatoires atteindra 45% à la fin de l’année », affirme Terra Nova. Terra Nova rappelle que la « TVA sociale », qui devrait affecter les plus modestes, devrait représenter « une hausse de 11 milliards d’euros d’impôts ».

Je n’accepte pas l’idée d’une désindustrialisation inévitable (…). Je n’accepte pas l’idée d’une France sans usine ». Discours à Rouen, avril 2007.

  • Résultat : 350.000 emplois industriels détruits

En cinq ans, près de 350.000 emplois industriels ont été détruits en France, affirme Terra Nova. Le think tank cite un rapport du Trésor démontrant que les délocalisations au sens strict vers les pays à plus faibles coûts salariaux n’expliquent qu’entre 10 % et 20 % des pertes d’emplois industriels.

Je veux être le président de l’augmentation du pouvoir d’achat. » Congrès de l’UMP, janvier 2007.

  • Résultat : 337.000 pauvres

« Depuis 2007, près de 337.000 personnes supplémentaires sont passées sous le seuil de pauvreté – 954 euros par mois en 2009 – selon l’Insee, soit 8,2 millions de Français », affirme Terra Nova. « Il s’agit de l’augmentation la plus brutale mesurée depuis que cet indicateur est suivi. »

Dans un récent entretien au Monde, François Fillon affirmait de son côté que « le pouvoir d’achat avait progressé de plus de 6% depuis 2007″. En réalité, le pouvoir d’achat n’a augmenté que 2% par ménage sur cette période, et devrait baisser en 2012, selon l’Insee.

Bien entendu, ce chiffre n’est qu’une moyenne. Certaines personnes ont subit une perte de pouvoir d’achat, d’autres un gain. Terra Nova fait notamment mention de l’augmentation de 172% du salaire du chef de l’Etat, décidée au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Et de citer le chef de l’Etat à Epinal en juillet 2007 : « Je veux une République irréprochable. »

psmoret @ 17:34
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Serge Letchimy, aucune excuse, aucune sanction, soutien total

Posté le Mardi 14 février 2012

«Quand on commence à hiérarchiser entre les civilisations, sur les degrés de  « l’inférieur »  et du « supérieur », on entre dans une dérive vers les pires horizons»: l’écrivain Patrick Chamoiseau revient sur les propos tenus par le ministre de l’intérieur, Claude Guéant, et estime que le député Serge Letchimy a «vu juste et a dit ce qu’il fallait dire».

Quand on commence à hiérarchiser entre les civilisations, sur les degrés de  «l’inférieur » et du «supérieur», on entre dans une dérive vers les pires horizons. L’idée de civilisation, très à la mode durant les grandes conquêtes occidentales, renvoie à celle de culture dont elle serait le substrat le plus noble ; et le fait de culture débouche directement sur le socle de l’humain. Avec l’humain, venaient les absurdités de la « race » qui ont occupé les thèses de supériorité, et donc de hiérarchisation, où se sont abimés le comte Arthur de Gobineau, les anthropologies racistes, et toutes les justifications du colonialisme. L’idée de « race supérieure » engendrait celles de culture et de civilisation supérieures. Ce qui autorisait à inverser la formule et à considérer que la simple possibilité de civilisation supérieure impliquait sinon une race (on n’ose plus l’avancer) mais des cultures et des humanités inférieures. C’est pourquoi l’équation réversible coloniser = civiliser a si longtemps duré, et pointe encore de temps en temps un restant de ténèbres.

Dès lors, chaque fois qu’un pouvoir politique ou religieux a cru appartenir à une civilisation «supérieure», cela s’est toujours traduit par les grands crimes d’Etat que furent la Traite, l’esclavage, les colonisations, le système des camps de concentration, les apartheids, les génocides ou les purifications ethniques qui aujourd’hui encore occupent la vie du monde.

Donc, réactiver l’idée de civilisation, et recommencer à les hiérarchiser n’est pas une mince affaire !

Ce n’est pas non plus une simple stratégie électorale, mais un état d’esprit, voire un semblant de pensée. Derrière les déclarations répétées de ministre de l’intérieur de la France, se dessine l’auréole du discours de Dakar, les chroniques de la chasse aux enfants immigrés alentour des écoles, les velléités de police génétique contre les regroupements familiaux, la traque honteuse des Roms, le spectre du ministère de l’identité nationale, le grondement régulier des charters expéditifs, les quotas d’expulsions prédéfinis et célébrés, le renvoi des étudiants étrangers, et même la fragilisation systématique des immigrés en situation régulière qui, en ce moment, dès trois heures du matin, affrontent les glaciations devant les préfectures… En face d’une telle convergence, on croirait voir de grandes ailes qui s’ouvre pour un sinistre envol.

Ecoutons le  « bon sens » du comte de Gobineau :

« Les peuples ne dégénèrent que par suite et en proportion des mélanges qu’ils subissent, et dans la mesure de qualité de ces mélanges (…) le coup le plus rude dont puisse être ébranlée la vitalité d’une civilisation, c’est quand les éléments régulateurs des sociétés et les éléments développés par les faits ethniques en arrivent à ce point de multiplicité qu’il leur devient impossible de s’harmoniser, de tendre, d’une manière sensible, vers une homogénéité nécessaire, et, par conséquent, d’obtenir, avec une logique commune, ces instincts et ces intérêts communs, seules et uniques raisons d’être d’un lien social… » On croirait entendre le cahier des charges du ministère de l’identité nationale, ou la feuille de route de ceux qui se donnent la mission explicite de protéger la civilisation française contre les invasions !

M. Letchimy a donc vu juste et a dit ce qu’il fallait dire comme il fallait le dire.

Et il a fait honneur non seulement à la Martinique mais à la France et à son Assemblée Nationale toute entière. Car enfin, sans lui, le « célébrant des civilisations supérieures » serait venu, se serait assis, aurait écouté je ne sais quelle politiquerie, et serait reparti sans que rien ni personne ne lui trouble la conscience. Il suffit d’imaginer que, dans les bancs derrière lui, soient assis, Clémenceau, Hugo, Lamartine ou Jaurès, pour mesurer ce qu’il aurait manqué à cette haute assemblée si M. Letchimy n’avait pas été là. Il aurait manqué le courage. Il aurait manqué la lucidité. Il aurait manqué une vision exigeante de l’homme et du rapport que les humanités peuvent nourrir entre elles !

Il y a donc une profonde misère morale à laisser supposer que son intervention aurait pour base je ne sais quelle « sensiblerie tropicale » ; qu’il aurait hérité d’une « émotivité antillaise liée à l’esclavage » qui expliquerait je ne sais quel « dérapage ».

Les soutiens et les analyses de cette sorte ne sont que honte et lâcheté.

De même, il est inadmissible que l’on balaie cela d’un revers de la main en indiquant qu’il s’agirait une polémique inutile. C’est un débat essentiel et profond. J’y vois l’affrontement majeur entre deux visions du monde et deux conceptions du vivre-ensemble dans le respect que l’on doit à la diversité des humanités. J’y vois une controverse radicale qui relève au plus au point de l’éthique contemporaine, laquelle est une éthique complexe et dont il faut à tout moment penser le déploiement. J’y vois le souci de dresser un rempart commun contre cette barbarie qui est déjà venue et qui peut revenir.

Quel sujet peut se révéler plus sérieux que la conception même du rapport que les humanités doivent nourrir entre elles ?! Quels seraient les fondements d’un projet culturel, social économique, ou d’un programme présidentiel, qui déserterait cela ? Et que vaut une assemblée parlementaire où on se révèle incapable de discuter de ces fondamentaux-là ? Et que vaudrait une Assemblée Nationale qui s’aviserait de sanctionner (de quelque manière que ce soit) ce qui la ramène aux fondements des valeurs républicaines et aux lumières de Montaigne, de Montesquieu, de Voltaire, de Lévi-Strauss, ou de ce cher Edgar Morin ? Sanctionner M. Letchimy, ou même en caresser l’idée, reviendrait à les sanctionner tous, et à laisser la porte ouverte à ces très vieilles ombres qui nous fixent sans trembler.

Patrick CHAMOISEAU

Source Mediapart

 

psmoret @ 11:24
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Patricia Inghelbrecht, candidate de la gauche et des forces de progrès sur la troisième circonscription de Seine-et-Marne.

Posté le Mercredi 8 février 2012

Patricia Inghelbrecht, candidate de la gauche et des forces de progrès sur la troisième circonscription de Seine-et-Marne.  120131115129390119371768-214x300

A 36 ans, je suis pacsée, mère de famille de 2 enfants, directrice de cabinet de profession, et 1ere adjointe de Veneux-Les Sablons.

Comme beaucoup d’entre nous, mon épanouissement est fait des joies que procurent l’équilibre des réussites familiales, professionnelle, et l’investissement que j’ai au service des autres.

Je travaille depuis quelques mois pour une commune de 18 000 habitants de Seine-Saint-Denis. Il m’a en effet semblé opportun de poursuivre mon évolution de carrière au moment où Vincent Eblé (Président du CG77) devenait Sénateur. Durant 7 années comme directrice adjointe de son cabinet au sein du Conseil Général de Seine et Marne, j’ai arpenté la Seine-et-Marne, ai rencontré de très nombreux élus du territoire et ai travaillé sur de nombreuses thématiques.

J’ai acquis mes compétences professionnelles  dans la « gestion » des territoires au cours d’expériences en responsabilités au sein de plusieurs collectivités territoriales, suite à un diplôme de Science-po et à un DESS bilingue de relations internationales.

1ère adjointe de la commune de Veneux-Les Sablons depuis 2008 en charge des finances, c’est avec enthousiasme que j’assume cette responsabilité, au contact quotidien des administrés, accompagné d’un mandat de conseillère communautaire au sein de la communauté de communes de Moret-Seine-et-Loing.

Je suis membre du parti socialiste depuis plus de 10 ans. J’y ai trouvé les échanges et l’enrichissement intellectuel que j’y attendais, mais aussi le goût des aventures collectives et des campagnes de terrain pour toujours faire progresser la gauche.

Dynamique, pragmatique et investie, je connais notre territoire et sais que l’amélioration de notre quotidien nécessite une députée de proximité qui lutte pour la justice, l’équité sociale, et le partage des valeurs républicaines. Avec comme priorité absolue : multiplier les opportunités de création d’emplois !

Grace à votre mobilisation, je sais que le changement est possible, et que je serais cette députée  au service de l’ensemble des habitants de la 3ème circonscription de Seine-et-Marne.

psmoret @ 17:00
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Le vote pour la désignation des candidats aux législatives aura finalement lieu à Champagne, salle Marcel Pagnol rue Fleming de 17h à 22h.

Posté le Lundi 28 novembre 2011

La proximité du bureau par rapport à notre section doit permettre un vote massif de nous tous afin de porter haut la candidature de Patricia. Comme nous avons pu le voir lors du débat entre les deux candidates, Patricia apparait comme la plus à même pour défendre l’intérêt des habitants de notre circonscription tant sur sa motivation , son dynamisme que sur la connaissance des dossiers. Autant d’arguments nécessaires pour affronter M Jégo lors de cette élection!

Nous devons nous mobiliser un maximun autour de cette candidature, chaque vote comptera jeudi soir!

Nous comptons sur vous

psmoret @ 14:24
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l’équipe de la campagne présidentielle

Posté le Lundi 28 novembre 2011

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psmoret @ 14:21
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Réussir la transition énergétique

Posté le Lundi 28 novembre 2011

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Le rôle de la politique, ce n’est pas de faire peur pour ne rien changer, c’est de changer pour vaincre la peur. Ce n’est pas de prolonger le passé, c’est d’engager le futur.
Après le drame de Fukushima, tandis que les réserves de pétrole s’amenuisent et que nous avons l’obligation écologique de réduire nos consommations de CO2, la France doit réussir la transition énergétique. Avec lucidité et volonté. Il s’agit de sortir progressivement du tout-pétrole pour les transports et du tout-nucléaire pour l’électricité.

Je veux préparer cette transition autour de quatre principes: l’indépendance, la sécurité, l’emploi et le pouvoir d’achat. Elle n’est pas seulement une nécessité pour le développement durable ou une protection par rapport aux risques. C’est surtout, si nous savons la saisir, une opportunité économique.

Mon premier objectif est donc la diversification de nos sources d’énergie. Depuis le choc pétrolier en 1973, la France a installé un important parc électronucléaire. Nous connaissons les atouts de cette technologie, l’excellence de notre industrie, le potentiel qu’elle représente et le savoir faire des salariés de ce secteur. Mais ce modèle doit désormais se moderniser et s’adapter. Les centrales lancées à la fin des années 1970 seront en fin de vie dans les quinze prochaines années. Des investissements importants devront y être consacrés pour éventuellement les prolonger, sachant que les exigences en matière de sécurité en élèveront le coût, sans oublier la question lancinante du stockage des déchets.

Parallèlement, si nous ne faisons rien, notre retard en matière d’énergies renouvelables s’accentuera, d’autant que la politique chaotique du gouvernement depuis cinq ans a encore aggravé notre écart de performance avec nos pays voisins, notamment l’Allemagne (230 000 emplois contre 40 000 en France). Et les difficultés d’Areva, provoquées par un affaiblissement financier, voire un démantèlement organisé par le pouvoir, ont nui à l’investissement dans les énergies nouvelles.

C’est pourquoi je porte, à l’occasion de l’élection présidentielle, un scénario volontariste et pragmatique. Il consiste à réduire à l’horizon 2025 la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75% à 50% et de faire monter celle des énergies renouvelables, tout en maîtrisant notre consommation.

Cette mutation prendra du temps – trois quinquennats – et supposera des étapes d’évaluation en fonction des progrès de la science et des prix relatifs de chaque source d’énergie. L’industrie nucléaire, loin d’être affaiblie, sera à plusieurs titres sollicitée, et donc renforcée. Elle aura à intervenir sur les centrales les plus anciennes, à être exemplaire en matière de démantèlement et à poursuivre les recherches sur les énergies de demain, tout en garantissant la sécurité absolue de chaque site de production.

Pour le prochain quinquennat, je prends quatre engagements en cohérence avec cette perspective: la plus ancienne de nos centrales – Fessenheim – sera arrêtée; le chantier de Flamanville – avec le nouveau réacteur EPR – sera conduit à son terme; le système de retraitement des déchets et la filière qui l’accompagne seront préservés; aucune autre centrale ne sera lancée durant ce mandat.

Par ailleurs, j’engagerai une politique cohérente de montée du renouvelable: solaire, éolien terrestre et maritime, biomasse… Des incitations fiscales pour la consommation comme pour la production contribueront au développement d’une industrie innovante et créatrice d’emplois, dont le CEA et Areva seront les fers de lance.

Mon second objectif est de promouvoir une société de sobriété énergétique.

La priorité sera d’agir sur le bâti, qui absorbe près de 40% de la consommation d’énergie. La rénovation thermique aura, en outre, l’avantage de préserver le pouvoir d’achat des Français et d’offrir un gisement d’emplois considérable: plus de 150 000 d’ici à 2020. Là encore, des actions importantes sont à mener pour améliorer notre efficacité énergétique: généralisation des appareils de faible consommation, diminution des pertes en ligne, stockage de l’électricité.

Quant au prix de l’énergie, la vérité oblige à dire que, quel que soit le scénario autour de la part du nucléaire, il aura tendance à s’élever en raison du renchérissement des énergies fossiles et de l’ampleur des investissements à engager sur les centrales comme sur les énergies renouvelables.

C’est pourquoi je propose des mesures de protection des consommateurs avec un tarif de base pour l’essentiel et un tarif progressif pour le confort. De même, la maîtrise de la facture énergétique est indispensable à la préservation de la compétitivité de nos entreprises.
Réussir cette transition est donc un impératif économique, social et écologique. Elle suppose l’affirmation d’une politique industrielle et la préservation d’un pôle public de l’énergie, aujourd’hui malmené.

C’est le choix de l’avenir et celui de la responsabilité. Il évite un statu quo forcément dépassé et une sortie irréaliste du nucléaire. Il appelle, aussi, une conception élevée de la démocratie. C’est pourquoi j’ouvrirai, au lendemain de l’élection présidentielle, si les Français m’accordent leur confiance, un grand débat sur l’énergie en France associant largement les acteurs et les citoyens, dont le Parlement fixera la conclusion par le vote d’une loi de programmation de la transition énergétique.

Ce débat mérite mieux que la caricature, l’outrance, l’aveuglement, voire le mensonge. Je suis convaincu que les Français se rassembleront davantage sur cette stratégie équilibrée, ambitieuse et protectrice que sur la défense de schémas périmés ou incantatoires.

Préparer l’avenir, c’est l’enjeu de l’élection présidentielle.
Frtançois hollande
source Le Monde

psmoret @ 14:18
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Copé : le piranha de Sa Majesté.

Posté le Lundi 28 novembre 2011

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18 Novembre 2011 Par Max Angel MEDIAPART
Je me suis forcé à regarder l’émission de France 2, « Des paroles et des actes », hier soir, où pendant deux heures, l’on a servi la soupe à J-F Copé, en très grande forme.

Comme à son habitude, sans surprise, on a retrouvé ses tics, son arrogance, sa rouerie, son œil clair et ses mensonges la main sur le cœur et la « vérité à la bouche ». En fin gourmet, il a roulé le vieux Jack Lang, toujours plus caricature de lui-même, dans la farine, et interrompu en parlant d’autre chose un J-L Mélenchon auquel l’on avait recommandé de ne surtout pas s’énerver et qui arriva, difficilement, à faire passer sa musique et quelques-unes de ses analyses et propositions.

Si François Lefebvre a un côté pitbull, si Morano ferait penser à un loulou de Poméranie, Copé, lui, c’est plutôt le piranha.

Or, avec un tel animal, on ne discute pas. Quand on l’a ferré, on le tue vite fait à coups de barre de fer avant d’en retirer l’hameçon, sinon on y laisse un doigt. C’est sans doute ce que redoutaient les deux autres invitées, Eva Joly et Marine Le Pen qui ne sont pas venues se frotter au plus récent et au plus fidèle des sarkosystes qui ne pense qu’à 2017 où il se voit déjà en fondé de pouvoir de la finance, « au nom de la France, bien sûr, qu’il aime et qu’il adore ».

Cet homme « d’une probité irréprochable », d’une « honnêteté » au-dessus de la moyenne, d’une « fidélité à ses amis » digne de l’Antique, (un peu agacé de la photo avec Takieddine qui date de 10 ans) et qu’il attendait, bien entendu, admire le courage de Nicolas Ier, « notre capitaine de navire dans la tempête », notre habituel « sauveur » et qui a fait que la France résisterait mieux que n’importe quel autre pays in the world.

Qu’on ne lui parle pas des « cadeaux et autres niches fiscales » accordés aux riches. Même l’amendement qui porte son nom, est une incongruité de langage qu’il balaie d’un revers de main. On s’est bien gardé de lui envoyer dans les gencives, le refus des députés UMP de réduire leurs émoluments de 10%, de lui rappeler, lorsqu’il est entré à l’Elysée, l’augmentation des revenus du Président de 170%, de sa frénésie de déplacements en France et dans le monde qui coûte une fortune colossale au budget de l’Etat.

L’on n’a même pas parlé de la guerre en Libye qui a permis à Bolloré de reconstruire le port de Misrata et à Total qui ne paie quasiment pas d’impôts en France de mieux s’implanter. Non ! En ce moment, le piranha est friand de nucléaire gratiné au fromage de Hollande avec de la verdure autour.

La diminution de notre parc de centrales nucléaires serait « une catastrophe pour la France », pour les français, pour l’emploi. Les sociétés qui ont bénéficié des largesses de l’Etat, comme l’automobile, les banques ou la restauration licencient pour maintenir les dividendes de leurs actionnaires le plus haut possible ? Bagatelle ! Le nucléaire vous dis-je !

Copé est le génial inventeur de la centrale éternelle. Même le vieillissement du parc ne l’intéresse pas. Les énergies renouvelables créeront plus de 350 000 emplois ? Rien à cirer ! Des centrales en moins ce serait, selon lui, 40 000 emplois en l’air. Sans doute croit-il que démanteler une centrale se fait en fermant un bouton et que l’on sait quoi faire des déchets.

On a compris qu’il était financé par Areva, merci, et que l’avenir de l’humanité, il n’en avait rien à cirer. Son objectif : 2017. Point final.

Un seul moment a été quelque peu excitant, c’est lorsqu’ au bout de deux heures Franz -Olivier Giesbert, l’a contré en parlant comme lui, en l’interrompant comme il interrompt ses interlocuteurs, en l’acculant dans un coin du ring pour l’obliger à répondre à une question et que le piranha y a laissé quelques dents. Quoi ! On ose me parler à moi comme je parle aux autres ?

Depuis que la droite est au pouvoir, la France rame, si Jean-François est élu, elle ramera et « écopera ».

Quant à la droitisation de l’UMP qui tente de piquer des voix au FN comme l’a si bien démontré Marine Turchi de Médiapart, « non mais vous n’avez pas compris que bien au contraire, l’UMP est le garant que les idées de l’extrême droite ne se répandront point sur notre pays ».

Première qualité d’un candidat à la présidentielle : le mensonge, le regard droit dans l’objectif de la caméra. Il la possède indubitablement.

psmoret @ 13:37
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